Entre deux mondes .



Cette petite photo à été prise simplement avec mon canon dont je ne parviens toujours pas à maitriser les aptitudes, de la fenêtre de ma chambre à Montréal.
Pour la petite histoire après un shooting pour un projet dont j'attends encore le résultat mais que j'ai trouvé très amusant . J'aime quand le fétichisme se mêle avec irrévérence à l'humour.
Cette après midi là, je n'avais pas envie d'enlever mon catsuit malgré la chaleur relative de cette chambre climatisée, je ne cache pas avoir aimé une fois de plus cette sensation d'enfermement renforcée par cette chambre suspendue comme un bocal au dessus des toits de Montréal, vison improbable et magique en même temps, de cette immensité de l'Amérique du Nord .
Combien de fois j'aimerai traverser ce miroir invisible entre le rêve et la réalité, entre le possible et l'absolu.

Effet Jet Lag

Déjà une semaine depuis la fin des vacances, j'emmerge d'une longue sieste en rêvant que parfois je pourrai dormir 10 ans; il y 6 jours à peine déambulant les couloirs de l’aéroport Pierre Eliott Trudeau à Montréal j'aurai souhaité que le temps ait été suspendu . Quinze jours de vacances de rêves déjà passées avec fulgurance, le retour au réel est difficile. Mais les souvenirs, les images restent pour les poursuivre. cependant je n'oublie pas qui je suis, bien que parfois j'aimerais me laisser aller à cette forme d'illusion.Je sens curieusement partagé entre ces deux vie qui s’emmêlent en moi, ma vie ordinaire, anodine faite de ces tracas du quotidien que nous vivons tous , nécessaire cependant,avec ses moments de doute et aussi d'exaltation; et ma vie "fétichiste" qui révèle un autre moi même parfois frivole et léger mais toujours passionné. beaucoup de choses se sont passés en ces quelques jours , beaucoup de bons moments, des images pour s'en souvenir et en prolonger la fugacité éphémère.
Au contraire de l'année précédente je n'entend pas cette fois ci en dérouler le récit au quotidien comme ma précédente chronique, mais seulement par petites touches en espérant préserver à la fois l'implication et la distance de mon regard.Et puis, peut être convaincrai-je aussi une certaine personne qui m'est chère que je n'ai pas (encore) totalement perdu mon âme ...

Oui je reviens et je n'oublie rien .

Déjà une semaine, mes idées sont confuses et mon âme trouble...Après une semaine entre la Normandie et la Belgique, c'est une semaine à Montréal qui achève en fanfare ces vacances, peu de repos, des moments inoubliables qui se bousculent au point que je ne sait encore comment en retisser le fil, cela reviendra doucement.
Ce qui me reste , comme cela , sans réfléchir, ce sont encore de belles rencontres, c'est elles dont je parlerai certainement et puis de images, comme des clins d’œil.
J'aime Montréal, c'est une ville si étonnante si différente de notre vieille Europe...


Premières impressions, première soirée à Montréal 2011

Le rythme des soirée va commencer avec une ardeur prometteuse et deja un magnifique Mercredi pour cette fin Aout avec visite en latex de l'expo Jean-Paul Gaultier une véritable merveille, parfaitement dans le ton de ce weekend éblouissant et qui annonce encore bien des surprises...

Mon Image de la semaine (7): souvenirs de vacances

A peine arrivé il est temps de repartir pour Montréal pour un nouveau Fetishweekend et des retrouvailles multiples mais aussi pas mal de projets, pourtant il est difficile d'oublier un si bel été ...

Ophélie revisitée

Il y a des hasards qui parfois ressuscitent fantasmes et chocs émotionnels...Ainsi j'ai toujours éprouvé une fascination pour l'"Ophélie", du peintre anglais John Everett Millais que j'ai eu le bonheur de contempler longuement l'année dernière la Tate Gallery.C'est une œuvre romantique à souhait et tellement vanille...

Et puis voila que je découvre cette nouvelle Ophélia, noyée , seulement dans ses cheveux,dans un même délicieux abandon, mais tellement plus conforme, comment dire..., à mon romantisme du moment...


Mon Image de la semaine (6)

je ne sais pas ou j'ai trouvé cette perle, mais elle est pour moi si évocatrice , je ne sais pas encore qu'elle place aurait ma préférence, peut être une bonne douche froide m'aiderait à retrouver contenance...

Trois semaines encore !!



Sous un soleil de plomb


Lady H me dit qu'il était temps que je me prépare...Je contenait avec peine mon impatience devant cette injonction. Elle avait décidé que j'enfile mon catsuit intégral gris métallisé; «  celui couleur de plomb ! » avait-elle dit . Elle avait aussi choisi de l'associer à un superbe masque à gaz danois de la même couleur qui; de la bibliothèque qui surplombait mon lit semblait n'attendre que de se plaquer sur mon visage.
Lady H s'assit à son bureau sans un regard tandis que dans la pièce voisine à la porte grande ouverte je m'enveloppai du latex souple et brillant qui glissait comme un voile le long de mon corps. Seule le gros chat noir nonchalamment étendu sur le lit me considérait de son œil vert, mi-incrédule, mi-indifférent..
Tandis que je me lovais dans ma seconde peau , je ne pensais qu'à une chose ; retrouver la troublante et profonde étreinte des cordes de la veille.
Une fois totalement moulé de la suave sève de l'hévéa, Lady H et Sappho me demandèrent de chausser mes « boots plateforme ».
Elles me conduisirent à l'étage.
Lady H m'appliquât le masque et fixa avec précision et autorité chaque lanière de telle sorte qu'il devint une partie de moi même.
Elles me dirigèrent sur la terrasse qui surplombait la ville.
Un pale soleil, voilé par intermittence de lourds nuages poussés par un vent frais, jetait un éclat d'argent sur mon corps de plastique le transformant en une sorte de moulage de plomb.
Lady H prépara un chapelet de cordes noires .
Bien vite les liens dans un souffle vibratile entourent mes poignets dans mon dos , enlacent mes bras et tournoient avec force autour de mon torse, chacune de leur morsure fait oublier la précédente, sans douleur, dans un resserrement toujours plus intense, plus rien ne me détache de la concentration de la subtile tisserande qui maille après maille , nœud après nœud me libère de tout ce qui m'entoure.
Plus rien ne vibre, plus rien ne compte; mes sens s'exacerbent tandis que chaque fois j'envisage avec plus d'acuité encore sa silencieuse et ferme application.
Je perd conscience de toute autre réalité que celle du temps lourd comme du métal qui se suspend, je m'égare dans le ciel d'étain à peine coloré de la rougeur des briques des maisons alentour .
Parfois une rafale un peu plus forte du vent ou un claquement de l'extrémité du lien qui m'enlace me rappelle au monde, avant que je ne replonge dans mon délicieux abandon . Mon esprit rejoint mon corps dans une sorte d'ivresse qui me fait tituber.
Elle ne dit rien mais je ressens sa force, sa dextérité, je me sens transpercé et je bascule dans un fleuve de sensations assourdissantes qui m'emportent très loin de moi même, réconcilié, apaisé, offert à l'envahissement d'une onde immense de plaisir qui me submerge.

Mon Image de la semaine (5)

Une image emprunté à un excellent photographe de Bruxelles mais très présent sur la scène fétichiste française et internationale;Phoebus .
Une image aussi de celle qui est sans doute une des plus sublime modèle française, la magnifique Marie Kalista et cette image en atteste sans qu'il soit trop besoin de la commenter.
Mais j'aime à regarder cette plastique, la pose est tout à fait provocante et dégage un sex-appeal incroyable avec un petit coté mutin absolument enivrant. Le photographe à su rendre une dynamique et un propos à son magnifique modèle superbement moulée dans un catsuit qui lui va " comme un gant".

Il s'agit pour moi d'une des plus fantasmagorique images de notre monde !!

et quelques liens pour en découvrir davantage:

http://phoebus-photos.net

http://marie-kalista.net