Savoureux masochisme.

 

Toi qui pensais avoir atteint les limites du masochisme tu ne t’attendais pas à cela.

Oublie la fessée, la claque, le crachat, le cinglant de la cravache, le feu du fouet. Tu t’es pourtant essayé aussi aux marques des cordes, aux lacérations de la peau sous les coups de lame. Tu as vu plus fou encore ; les crochets qui rentrent sous la peau et soulèvent du sol, les fils barbelés le marquage au fer, les scarifications amputations, dévorations…

Finalement tu es plutôt douillet, tu préfères la souffrance cérébrale, l’humiliation l’insulte. Tu acceptes d’être toujours le dernier et d’ouvrir ton portefeuille à défaut de lui ouvrir les cuisses ; alors tu pourrais aimer cela.

Va en Australie, il y a là-bas un restaurant ou le must est de se faire insulter par le personnel. Le rêve non ? Toi qui aimes faire des selfies de tous tes plats, toi qui te délectes à te transformer en critique culinaire, toi qui jubiles à dézinguer ce petit con qui a tardé à te donner ta troisième corbeille de pain ou a servi tes frites tièdes ; tu vas pouvoir juste pour un repas inverser les rôles.

Car si le personnel a le droit d’être odieux toi tu dois te soumettre, fini les « le client est roi » ; « ici qui paye ? »  et autres postures de petit chef outragé. Et le succès est fulgurant, on s’arrache le concept et il faut réserver longtemps à l’avance pour avoir une table. Bon on dit que la nourriture est excellente ; dommage. Le must aurait été de servir aussi des plats abjects, les balancer sur la table, de renverser des sauces sur des convives hilares en les traitant de gros porcs engraissés et libidineux et pour un prix prohibitif, mais l’idée est déjà plaisante.


https://www.arte.tv/fr/videos/108046-006-A/les-australiens-vont-au-restaurant-pour-se-faire-insulter/

Entre vulgarisation et vulgarité.

 


C'est une nouvelle campagne de publicité qui fait parler d'elle dans le milieu des fétichistes. Une publicité qui s'affiche dans les métros et les arrêts de bus de la région parisienne; elle se décline sous forme de trois tableaux représentant un homme et une femme en combinaison et cagoule noire qui ressemblent à du latex, mais qui n'en n'est pas, et qui distillent le message que ces personnages seraient des victimes consentantes et masochistes de leurs syndics.

cela se veut humoristique, un peu choquant aussi, il faut bien attirer l'œil du chaland, par des images que l'on ne voit que rarement sur la place publique. Certains s'en réjouissent, louant les vertus de la "démocratisation" du fétichisme et du BDSM.

Personnellement je n'y vois rien de bon si ce n'est de véhiculer encore et encore ces bons vieux clichés des fétichistes. Et oui ces tordus sont tous des masochistes qui aiment qu'on leur fassent mal et qui sont suffisamment bêtes pour ne pas s'en rendre compte. Le fétichiste du latex est donc un soumis malgré lui, il prête à rire , il est même ridicule avec ici des tenues mal coupées et des chaussettes ou ses charentaises tuent-l'amour. Le cliché est bien connu, il n'y a pas grand risque à stigmatiser cette pratique, il n'y aura pas de mouvement de masse pour protester contre cette publicité.

J'ai toujours redouté cette idée de banaliser le fétichisme du latex j'ai encore cette image d'une pseudo domina et de son soumis en latex sur le plateau d'Hanouna, regardé comme des animaux de cirque sans aucune bienveillance ni intérêt. le ridicule ne tue pas, il simplifie. Pour vivre heureux, vivons cachés !





Regarder par-dessus son épaule.

 Je ne sais pas si vous avez essayé l'exercice il n'est pas si simple, quelque soit la torsion du cou on ne voit pas aussi clairement que cela. Il s'agit juste d'un regard en arrière non pas que le passé soit meilleur que le présent; c'est simplement qu'il est riche d'enseignements pour ne pas faire pire, si possible.

Et puis je ne suis pas fâché de laisser cette année derrière moi, elle si prometteuse et si décevante, je me sens parfois un peu comme le dernier des Mohicans, pardon des fétichistes dans ce monde de "maitres" et " Maitresses" "Soumis" et "Soumises" qui rythme mes jours depuis des mois. Je le connais un peu ce monde, ses codes, ses protocoles,  ses faux-semblants et ses réalités cachés ou révélées; il n'y a pas trop de mystères; tout est question de conventions et de violations des conventions selon l'intérêt de chacun. Il suffit de le savoir. 

Alors par hasard je suis tombé sur cette vidéo d'un ami que je n'ai pas revu depuis trop longtemps et j'ai eu plaisir à la revoir. j'aime la musique et surtout ce qu'elle me rappellent, non que je regrette ce temps là qui avait sa dose d'amertume et de venin mais il y avait aussi la quintessence de ce que j'aime toujours et de ce qui me fait vibrer.

Je me suis dit qu'il fallait que je partage plus de ces images et de mes images, celles de mon imaginaire sans omettre ce que je vois autour de moi. E quand je pense images il ne s'agit pas seulement d'illustrations mais de tout ce qui favorise la rêverie.

 Je suis entre Lawrence Passmore ce sublime et pathétique personnage  de David Lodge et l'"Eloge de la fuite". Autant qu'une souffrance je réalise que l'écriture est une thérapie j'en ai déjà fait l'expérience dans le passé lors d'une douloureuse séparation, c'est aussi un remède l'instrument pour se retrouver j'ai plusieurs idées.

J'ai ouvert une nouvelle fenêtre, pour des écrits encore intimes  par bribes, mot que j'ai trouvé simple et parfaitement adapté, des mots pour soigner les maux, car exposer c'est voir et comprendre. Mais je continue aussi dans ce blog et bien sûr il y aura des images. Certaines des miennes mais aussi celles de ceux avec lesquels j'ai eu souvent la chance et toujours le plaisir de rencontrer; dans mon cheminement de fétichiste acharné et invétéré du latex.


https://www.facebook.com/ateliersylphe.corsets/videos/10200143778386825

Des hommes essayent du latex pour la première fois.

 J'ai trouvé une petite pépite sur Youtube moi qui croyais que toutes les vidéos au sujet du latex avaient été impitoyablement supprimées, force est d'admettre que certaines ont échappé à la chasse aux sorcières.

J'ai décidé aussi d'être plus actif sur ce blog et un peu moins sur un certain réseau, commençant  par un grand F comme foutre, tant les commentaires y sont affligeants surtout en cette période pré-électorale. Je partagerais sur ma page les articles et mes petits états d'âme et comme faire l'effort de la lecture, même courte, est déjà une barrière naturelle à la bêtise, je me sens plus en harmonie avec ce que je suis.

L'idée de cette vidéo est de recueillir l'avis d'hommes qui essayent du latex pour la première fois, c'est assez amusant et bienveillant, mais cela mérite l'examen. Je crois que si l'on m'avait interrogé à ce propos j'aurais certainement ajouté une autre sensation immédiate et irrépressible qui aurait justifié probablement la censure de l'hébergeur.



Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant



 J'avais pensé un autre titre à ce billet, comme " tel est pris  qui croyait prendre, et puis les vers de Verlaine se sont imposés pour évoquer ce que le poète insinue à mots joliment ciselés. Et quand l'on sait que le plus grand amour de sa vie n'était certainement pas la femme qu'il nomme mais plus surement un autre homme; cela interroge.

Mais trêve de digressions, allons droit au but puisqu'il s'agit bien d'aborder; la pénétration !

 Depuis plusieurs semaines ma compagne m'interdit de la pénétrer quand nous faisons l'amour. Enfin quand je dis qu'elle m'interdit de la pénétrer c'est seulement avec cette chose que nous avons entre les jambes et qui fait office du cerveau chez nous, les hommes.

Finalement si elle consent à jouir c'est uniquement de la manière qu'elle désire. je précise immédiatement qu'elle ne m'interdit pas de jouir, cruelle épreuve rien que d'y penser. Non au contraire je dois aussi jouir: soit que je me caresse dans mon latex devant elle  soit qu'elle me caresse soit qu'elle y applique un de ces jouets vibrants irrésistible… Je dois jouir après qu'elle ait joui, je dois attendre mais je ne dois pas me soustraire à cet "ordre" impératif.

Je l'implore en général de m'entrebâiller sa porte, je tente de tirer la  languette de ce zip  désespérément fermé, j'ai envie de la forcer, de la retourner, de lui lier les bras et d'atteindre l'accomplissement de ce que provoque, crescendo, mon excitation. Elle refuse de m'y autoriser.

Finalement je m'exécute, à la fois frustré et heureux de cette frustration. A l'exception d'un certain nombre de mes congénères, je ne suis pas trop de ceux qui forcent les portes qu'on leur interdit. Non seulement je n'ai jamais confondu les " non" avec les "oui" mais je crois qu'il faut souvent que j'entende "oui oui oui" pour assurer ma décision et croyez-moi ce doute intérieur n'est pas toujours un avantage.

Bien que je m'en défende je suis cependant comme la plupart des hommes, je laisse mes désirs l'emporter sur ceux de celle que j'aime. J'aime faire l'amour en latex, sans doute trop. Cela me rassure sur ma seductivité. En lisant un article de Marie Hermann à ce sujet je dois bien convenir qu'il s'agit d'une forme de convention, bien rythmée et finalement bien égoïste. Que savons-nous des désirs  mystérieux et angoissants pour nous, des femmes? Nous saisissons par brefs instants de lucidité qu'ils sont bien plus complexes, bien plus riches et subtils et bien plus variés que ce que nous imaginons.

Qui sommes-nous en réalité pour imposer nos dictats à l'autre moitié de nous-même ? Et pourtant, par je ne sais quelle abnégation, elles nous donnent souvent la clé de leur secrètes alcôves, peut-être que ce petit article sera l'une d'elles.

Je joins le lien pour l'article en question et un petit bonus quand j'aurais l'autorisation…

Et j'ai eu l'autorisation.





https://cqfd-journal.org/Penetration-j-ecris-ton-nom



Fouette ta langue !

J'ai reçu via un réseau social bien connu une proposition à laquelle, et pour une fois, je n'ai pas pu résister de répondre.

Je ne dis trop rien depuis longtemps au sujet de tous ces bavardages sur le BDSM et le fétichisme mais la perche était trop longue pour ne pas la saisir.

Je vous restitue le texte( il n'est pas long 50 mots) dans son intégralité sans rien y changer hormis le nom que j'ai modifié par courtoisie.


" Bonjour très chère

J'espère que vous allez bien

Ravie de vous lire et entamer plus . . Je suis XX dominatrice très expérimenté en quête de sont future toutou pour faire partit de mon cheptel. sous mon emprise totale .

Merci de me répondre

Au plaisir en attendant de recevoir ta candidature. "

Et voici ma réponse.

Madame je vous remercie de votre intérêt pour ma personne, chose à laquelle je m'étais déshabitué depuis quelque temps.

Sans doute avez-vous imaginé en regardant mon profil de fétichiste une tendance à la soumission, ce qui est une idée préconçue partagée par beaucoup.

Je ne la renie pas, mais cette forme particulière de "soumission" mérite d'être discutée et développée. Je ne suis en effet ni un adepte des tapettes sur le postérieur ni des vidanges de portefeuilles. Hélas cela me semble difficile avec vous dès lors que votre profil est privé.

En outre je vous ferais respectueusement observer que je ne présente pas de candidature mais que c'est vous qui me sollicitez.

Enfin, croyez bien que je suis autant attentif à la maîtrise du corps, que de l'esprit. Vous concevrez que six fautes d'orthographe, de grammaire et de ponctuation en cinquante mots, refroidissent une hypothétique intention de me livrer à vous.

 




Les racines de mes fantasmes (1). Zip...Zip… ZIP !!

 

J'ai assisté il y a quelques jours à un de ces débats-live qui fleurissent sur les réseaux sociaux. Et c'est lui qui a inspiré cette série que je commence aujourd'hui.

Oh ce n'était pas un de ces débats sans début ni fin organisé par un de ces aigris qui passe des heures à assouvir sa haine recuite et alcoolisée contre un milieu fetish et BDSM qui ne l'aurait pas reconnu, il a plusieurs décades, à sa juste valeur. 
 Non c'était un débat plutôt intéressant qui interrogeait les adeptes de notre monde sur l'ouverture aux plus jeunes de nos pratiques.

Une question était en fait sous-entendu, de quand dans nos souvenirs remontaient nos fantasmes. Et également doit-on s'interdire de penser qu'ils auraient pu remonter à notre adolescence voire même plus tôt encore? 
 Je ne sais pas si cela surprendra mais pour moi c'est évidement le cas et il m'a fallu du temps pour poser des mots et comprendre qu'en fait cette forme de sexualité n'est ni une déviance ni une perversion mais seulement une autre voie. Je pense que plusieurs articles ne suffiront pas à en remonter le fil intime.

Parmi ces racines il y a eu mes lectures; et je pense ce matin à un roman que j'ai lu et relu adolescent, "le meilleur des mondes" d'Aldous Huxley. 
Il y a de nombreuses pistes de lectures de cette œuvre visionnaire et parmi elles une lecture véritablement érotique surtout pour l'adolescent que j'étais, déjà titillé par la découverte de la sexualité.

Huxley habille ses personnages de combinaisons à glissière pour symboliser comment l'Etat mondial et oppresseur est centré sur l'efficacité et la productivité des citoyens qu'il contrôle. Il faut pouvoir enlever ses vêtements ou les revêtir rapidement par une fermeture à glissière.

Il y a beaucoup de zips En particulier dans cette scène où Lenina entre dans un vestiaire pour une scène de sexe rapide et intense. Zip zip zip, les vêtements glissent le long des corps!

La fermeture éclair devient la forme symbolique de l'aisance et du plaisir. La fermeture éclair est intimement associée dans mon esprit à cette combinaison presque futuriste dont je rêvais m'habiller et que je découvrirai pleinement plus tard, avec le latex. Mon fétichisme était en germe avant même que je ne le pratique, à 14 ou 15 ans.

Ce fantasme est aujourd'hui toujours intensément présent. 
Rien de plus excitant que de se glisser nu dans ma catsuit en latex, cette armure souple et sensuelle. Rien de plus excitant que de sentir ses ongles crisser le long du zip de mon entrejambe.
Rien de plus excitant que de faire glisser le zip le long de son dos, de la dévêtir ou de la vêtir.
Il y a de nombreuses variations à cet imaginaire et j'en garde pour plus tard.

Pour aujourd'hui je partage ces images nouvellement retravaillées de mon inspiratrice adorée qui me semblent dans le "thème".











La preuve par l'image.

L'avantage de l'image c'est qu'elle facilite la lecture…
Il me suffit de voir combien de personnes ont pu lire l'article précèdent pour m'en convaincre, mais c'est de bonne guerre.

Alors ce matin je vais faciliter la lecture et pour moi le travail, car je réalise que je n'ai que très peu publié de photos de mes shootings. Que ce soient ceux auxquels j'ai participé comme modèle occasionnel ou accessoire en latex ou que ce soient ceux que j'ai commencé à faire depuis quelques années. Ce serait dommage qu'il n'y en ait plus de trace.
En reparcourant le fil de ce blog je constate par exemple que presque toutes les vidéos fetish que j'avais partagées ont été supprimées.

En quelques années à peine, le sexe sur internet est omniprésent mais aussi pourchassé avec ardeur surtout lorsqu'il s'agit de sexualités différentes et bien sur parmi celles-ci le fétichisme et pour parler de celui que j'aime et que je pratique (ou toujours) celui du latex mais le raisonnement vaut également pour le BDSM.
On s'arrache " Cinquante nuances de gris" ses trois gentillettes adaptations cinématographiques remplissent les salles mais on ne voit que peu de site dédié et peu de blog ou alors il faut les chercher longtemps.

Le fétichisme prétend se démocratiser, des célébrités se hasardent de plus en plus a le porter comme une matière ordinaire comme pour en rejeter sa dimension érotique; et cependant ce qui en est pour moi la substantifique moelle; à savoir un érotisme intense est refoulé aux pratiques privées et si possible discrètes.

Alors je vais les publier ces images, au moins elles seront là tant que ce blog restera, et lui aussi a bien failli disparaitre il y a quelques années.

J'ai retrouvé ce matin ces images d'Eric Bonzi avec Apoutine Choux. Nous partageons une longue histoire d'amitié avec Eric, lui que je tiens pour l'un des meilleurs photographes avec lesquelles j'ai eu l'occasion de "travailler". Il me semblait à mes débuts, totalement inaccessible, il est devenu un ami et je lui dois ce qui était inimaginable.

Ces photos elles sont comme je les aime, simples, sans extravagances dans les tenues sans volonté de mode ou de buzz, juste totalement suggestives d'un couple qui se fond dans le désir par le truchement du latex.

Je me souviens encore de ce shooting, de ce lit de fer grinçant qui menaçait de s'effondrer à chacun de nos mouvements, de la chaleur du moment qui faisait suinter la transpiration de mon corps par le zip de ma combinaison et de mes tentatives pour cacher le bouillonnement de mon désir pour celle qui se lovait et se glissait entre mes membres. Pour la petite histoire,

Eric avait même dit plus tard qu'il pensait que j'étais venu.
Cela donne trois images seulement et celles-ci font partie de mon petit panthéon personnel.









Lis moi si tu p(v)eux.

Partager des passions, des envies ou des fantasmes, était l'une des vocations de ce blog.
Une façon aussi d'inviter à la fantaisie entre rêve et réalité.
Il ne faut cependant pas imaginer qu'un tel "investissement" personnel se fasse dans la facilité.
S'ouvrir à son regard et à celui des autres est une épreuve, et souvent je rechigne.
Quiconque n'a pas connu le vide de la page blanche ne peut me comprendre.
Usé aussi  par un certain conformisme du quotidien je me suis tu.
Et je ne réagis que par soubresauts dans ce blog qui est toujours en sursis et peu lu.

Toutefois, au milieu de ce désert de la pensée j'ai cru voir une oasis.
Un projet de récit que j'écris souvent pendant mes moments d'insomnie.
Niché encore au cœur de mon esprit, il prend doucement forme.
Et petit à petit des chapitres naissent de fantaisies que je n'ai pas souvent exprimées.
Mais je n'ai pas encore trouvé toute la cohérence pour un récit long. 
Echapper à la niaiserie ou au conformisme n'est pas toujours facile.

De ce projet je souhaiterais organiser un récit plus long, par chapitres.
Elaborer ce qui sera peut-être un petit livre ou une nouvelle.
S' éloigner de tous les clichés ressassés autour du fétichisme est aussi un défi.
Il y aura aussi une part plus ou moins importante pour des épisodes de ma vie.
Rarement j'écris sans laisser sans laisser des pistes pour ce (eux) qui ne touche de près.
Et pour cela il faudra aussi se rappeler de ce que j'ai déjà écris dans ce blog. 
Si toutefois l'on accepte d'imaginer plusieurs lectures.

Pour ceux qui me connaissent ou qui me suivent, ils savent que j'aime une certaine forme de jeu.
Le genre de jeu de mots et d'allusions qui sont aussi la marque de la richesse de notre langue.
Ultérieurement, je donnerai des clés pour ceux qui en auront la curiosité.
Suggérer plutôt que d'expliciter à toujours été ma préférence.

J'espère bien sûr plus d'échanges à ce sujet.
Et je suis bien conscient que le format du blog n'est pas le plus adapté.
Finalement ce qui est le plus facile est une lecture courte et illustrée comme une BD.
En réalité j'avais pensé à ce type de format pour un autre genre d'univers.
Raconter une histoire ou plusieurs histoires autour du fétichisme me sont accessibles.
Assembler un récit illustré ou dessiné est au-delà de mes compétences.
Il faut savoir commencer modestement et persévérer.

Généralement je ne me livre pas ici à de telles digressions.
Rares sont devenues mes interventions sur les réseaux sociaux.
Et cependant je ne pense pas avoir perdu cette part de rêve qui a longtemps dicté ma vie.
Vous vous étonnerez de ce curieux article, et pourtant il y un sens et pour moi de l'espoir. 
Et pour cela il ne faut pas toujours se satisfaire des lignes trop droites…

Nuits bleues.


 Je les attends autant que je les redoute ces nuits bleues, ces nuits du désir contenu ou interdit ces nuits de frustration choisies ou imposées.

J'en entends des discours sur le latex et ses plaisirs de seconde peau, mais imagine-t-on à quel point ce plaisir peut être poussé jusqu'aux limites du supportable.

J'aime dormir en latex, pas simplement un boxer ou un petit teeshirt, non j'aime dormir en catsuit intégrale, le corps totalement enfermé dans la combinaison et parfois avec les gants et la cagoule. J'aime faire l'amour en latex et garder ma tenue le reste de la nuit, prolonger le plaisir dans mes rêves, sentir le corps chaud de ma partenaire, rester dans la moiteur de nos liquides partagés.

Mais parfois la nuit prend une forme inattendue; c'est une nuit bleue. 

Il y a une semaine à la demande ma compagne j'enfilai une catsuit, une de celles que j'aime, moulante et intégrale métallique bleue pétrole. Aisé et confortable c'est un parfait playsuit. Je l'attends une partie de la soirée puis dans le lit mais elle me dit vite que nous ne ferons pas l'amour ce soir, que je ne la toucherai même pas, par contre elle souhaite que je reste enfermé dans mon latex toute la nuit, sans prendre d'autre plaisir que celui d'être dans du latex.

Puis hier l'intensité des quelques jours passés prend un autre tour. J'enfile la même tenue que celle qui était restée là, sur le pied du lit, orpheline de la nuit précédente presque tiède encore. Elle consent cette fois aux caresses jusqu'à sa propre jouissance, je retiens le mien mais alors que je m'apprête à la prendre elle m'interrompt soudain.

Son plaisir accompli je devrais encore retenir le mien peut-être jusqu'au lendemain ou plus tard encore. Je ne la toucherai plus et je ne me caresserai plus, tendu dans l'excitation de la jouissance retenue jusqu'alors et désormais impossible.

Je sais qu'elle entend mon désir et qu'elle entend l'exciter encore, elle sait que je brule au moins d'achever dans le latex intégral mon plaisir inassouvi, et cette fois interdit; alors comme la précédente fois commence la nuit bleue.

Je rêve dans un demi-sommeil de lieux étranges où je divague, j'entends le crissement de mon armure souple de latex à chacun de mes mouvements. Je ressens sa caresse à chaque frôlement, mes nerfs semblent achever leurs terminaisons dans cet exoderme sensible. Tantôt j'ai chaud et puis froid, le latex me dévore et m'empêche de dormir puis m'assomme d'épuisement.  Je me réveille soudain au contact de ses cuisses chaudes, je me contiens entre deux mondes, aux premières lueurs du jour le reflet du latex accentue ses reflets azurés de cobalt sombre. J'ai envie de me laisser aller aux fantasmes. Je la vois arracher ma tenue dans un gémissement de plaisir pour à la fois m'en libérer et m'en frustrer davantage dans cette aurore fiévreuse et caoutchoutée.