Balade nostalgique dans une ville verte (Chroniques Québécoises 24)

Et voila , il est temps de partir , avant encore quelques portraits choisis parmi tous les amis que j'ai pu rencontrer là-bas , je laisse flâner mes pas jusqu'à l'île Sainte Hellène au milieu du Saint-Laurent immense comme un océan, trompant ma nostalgie au regard du vol des cormorans et des mouettes ou de toute une faune  émouvante .

J'ai aimé Montréal , pas seulement pour son goût de la fête et pour l'accueil de sa population , mais aussi pour sa proximité avec la nature et son architecture, il y a las bas un étrange mélange de vieille Europe et d'Amérique .

Chapeau, l'Artiste ! (Chroniques Québécoises 23)

Cet artiste au sens le plus plein et le plus noble du terme est le grand magicien de ce fabuleux weekend de Montréal; Éric Paradis, et je ne pouvais pas achever ce cycle sans lui rendre cet hommage que je veux le plus sincère et sans aucune flagornerie dussé-je froisser sa modestie .
Le premier contact s'est fait par un site fétichiste ou je suis inscrit; "Fetlife" sous la forme d'une invitation pour participer à l'évènement qu'il organise et je dois avouer qu'au début j'ai pu penser qu'il ne s'agissait que d'une opération promotionnelle de plus.
Pourtant je me suis bien vite convaincu du contraire car jamais je n'ai rencontré quelqu'un de plus disponible et courtois; je pense l'avoir harcelé de multiples messages et questions au sujet de ces soirées car je suis ainsi fait que j'ai besoin de connaître le détail des lieux ou je me rend et pour cette fois, aller au Canada n'était pas un simple aller et retour .
Chaque fois Éric m'a répondu avec patience et une gentillesse étonnante, pas de ces messages stéréotypés que l'on reproduit à l'infini; mais avec une extrême précision qui n'est pas la moindre marque de son professionnalisme.
Je ne cesse de me demander d'ailleurs comment il y parvient ...
Ce souci là pour moi , un simple quidam , m'a convaincu avant toute chose que son Festival serait à la hauteur de mes attentes.
Tout ce que j'ai vécu me l'a confirmé et je me suis efforcé tout long de ces billets de partager l'éblouissement sincère de ce grand et inoubliable weekend .
Arrivé à la première soirée je l'ai rencontré et il m'a salué avec chaleur comme s'il m'attendait , comme l'un de ses invités particulier sans façon et sans manière; j'ai aussi découvert que Éric était un organisateur hors pair sachant s'entourer d'une équipe chaleureuse et à son image et il n'y a que des hommes d'exception pour susciter de tels sentiments autour de lui .
Présent à chaque soirée, chacun de ses hôtes bénéficiaient de ce traitement si naturel simple et gracieux , infatigable toujours souriant avec un charme indéfinissable comme un "Mozart" de la scène fétichiste .
Et puis il est aussi un homme sensible combatif et ardent pour défendre un certain aspect du Montréal des artistes et des créateurs qu'il aime et qui résiste à la pression intolérable des promoteurs avides .
Je mesure le privilège que j'ai eu de le croiser et je ne connais personne qu'il l'ait rencontré qui ne partage pas mon avis .
Chapeau bas ! Monsieur Paradis !
J'attends 2011 avec impatience !

Tant de photographes (Chroniques Québécoises 22)

C'est promis, je terminerai ce weekend mes chroniques Québécoises , mais je ne pouvais pas clore bientôt ce récit sans un hommage particulier à tous ces photographes qui ont couvert avec passion chaque évènement de ce weekend , ce qui est le plus remarquable là encore c'est la simplicité de toutes ces stars de l'image qui ne rechignent jamais au plaisir de belles images .

Et il faut dire qu'ils savent donner de leur peine pour cela!





J'ai toujours aimé la photographie qui est un art subtil et complexe, elle combine deux difficultés qui pourraient se contrarier mais quand elles s'associent aboutissent au meilleur; d'une part il s'agit de saisir l'instant fugitif et fuyant qui se trouve ainsi figé dans une sorte de moment arrêté, et quoi de plus hasardeux en effet que de capter l'immédiateté de l'instant...Et en second lieu il s'agit de rendre une perspective, de faire en sorte précisément que le regard qui s'attardent retrouve parfois dans un détail ce qui semble commenter ou éclairer  la scène principale, dans une sorte de correspondance féconde . Souvent la chance permet cela; et je pense souvent à ce que racontait Doisneau lorsqu'il avait immortalisé presque par hasard le fameux "baiser".Mais la chance ne suffit pas sans cette disponibilité et curiosité de regard. Photographier c'est aimer les autres . Je pense que la photo ci dessus de Michel Laloux ; illustre assez bien cela outre son incontestable humour .

Je tiens à remercier  Michel Laloux, un immense photographe dont la célébrité à Montréal, n'a égal que sa simplicité et sa disponibilité , on est si loin de ces photographes de la scène européenne,  trop distants trop blasés trop froids .
Un Grand merci également à Gary White qui sait embellir les sujets qu'il saisi et a pris tant de photos de moi dont celle que j'attendais avec la fabuleuse Bianca Beauchamp; mais je n'oublie pas tous les autres qui nous ont accompagnés en particulier lors du Fetish Walk et dont j'ai tenu à garder chaque fois les noms sur les clichés.

Enfin un dernier hommage à David Enam, sans doute un des meilleurs photographe français présent avec lequel j'ai eu plusieurs conversations amicales et à propos duquel j'entend bien revenir , ce dernier exposant bientôt ses oeuvres à Paris à l'occasion du "Weekend Démonia"

Montreal Fetish Walk - le film

Mais que fait la Police ! ( chroniques Québécoises 21) part 3












Nous envahissons les rues, les fontaines, bloquons la circulation, investissons les terrasses des café dans une bonne humeur communicative pour des moments inoubliables .

Montréal Fetish Walk; invasion du centre d'affaires (chroniques Québécoises 21) part 2













Stupéfaction chez les cols blancs, ce n'est pas la clientèle des traders et autres banquiers qui ose envahir les marbres et les froids aciers de ce centre si sélect; la transgression est plaisante ...

Montréal Fetish Walk; folie dans le metro ! ( chroniques Québécoises 21) part 1

Première étape, premiers contacts; le métro, notre groupe passe de station en station , de rame en rame; très vite c'est une ambiance électrisante qui s'impose à tous ; l'accueil est chaleureux et enthousiaste entre les photographes qui nous accompagnent et un public totalement interloqué, je me demande combien de fois nous aurons poser ici avec une grand-mère, là avec un jeune couple ou encore une famille toute entière ; ce qu'il reste de tout cela est un immense sentiment de fête et de sympathie, comme une sorte d'incroyable bonheur communicatif , j'espère que les images qui suivront sauront en donner le reflet .