La vie en bleu.


Le plus curieux de cette période de confinement qui s'achève et avant d'ouvrir sur  je ne sais quoi, c'est que moins on en fait, moins on a envie d'en faire.
Je me suis demandé quoi écrire, peut-être quelque chose sur les "live" que l'on voit fleurir sur Facebook et sur Instagram. Le sujet me tente il y a de tout; un vide intersidéral autour du nombril de personnes qui n'ont d'importance que pour elles-même, mais aussi des pépites surtout lorsqu'il y a un effort participatif.

J'ai finalement préféré revenir à ce qui est fondateur pour moi, ma vraie vie de fétichiste du latex.J'ai retrouvé d'anciennes images d'un de mes tout premiers shootings avec Apoutine Choux. Je n'avais publié que deux images avant de me dire qu'il y en avait plusieurs autres d'inspirant; je veux dire par là plusieurs qui m'embarquaient dans mes fantasmes.


Alors à ces deux images j'ai ajouté ici la suite qui me paraît explicite.
Je me souviens parfaitement cette séance, l'une de nous toute première ensemble, elle comme modèle, moi comme photographe
. Je crois bien que c'est cette fois qu'elle m'a dit que désormais elle voulait que je sois également en latex lorsque je la shootais, ce qui m'a donné un bon coup de chaud. Nous avons fait beaucoup depuis et pour ce qui est des photos, nombreuses sont celles qui se sont terminées de la plus agréable façon.
Mais pas pour cette série, sans doute étions-nous encore timides.

Des trois séries de photos je partage aujourd'hui celle faite en bleu transparent, une belle catsuit intégrale de chez Libidex comme je les aime, car elle épouse les formes et laisse voir les tatouages.
Je la vois encore se lover le long des parois de la salle de bain, avec son regard mi éffarouché, mi-timide. Tirer le col de la catsuit et faire couler l'eau de la douche le long de son corps moulé et souple.

A ce moment j'aurais bien aimer me transformer en goutte d'eau pour glisser le long de sa poitrine et de ses hanches humides. A moins que je ne puisse me glisser à mon tour dans l'eau et faire lentement descendre le zip  de la combinaison qui l'enfermait si bien...

Voici donc la série compète.










Ces chers disparus, chapitre 1.


Ecrire au sujet mon gout du fantasmagorique et fétichisme demande plus d'efforts qu'on ne l'imagine, il faut un peu de temps et d'imagination et au-delà de tout cela de l'envie qui m’avait longtemps quitté par excès sans doute de désillusions.

Et pourtant et c'est sans doute cela la passion, je n'ai rien oublié, rien abandonné et je ne regrette finalement pas grand-chose de plus de dix années de tribulations, d'amours avortés, d'amitiés remisées.

Je me suis enfermé dans un silence volontaire mais pas indifférent et pour les nombreux vrais amis qui me restent, je leur reste fidèles.

De tout ce temps que reste-t-il de ces stars connues ou moins connues qui nous étourdissaient dans leurs tenue en latex ? Eva Longoria en jupe noire léchant un fouet ? Lady Gaga en robe à frou-frou rouge saluant la Reine d'Angleterre, ? Lio au festival de Cannes ?

Et que reste-t-il de tous ces modèles qui faisaient les beaux jours de la scène fetish, ces Psylocke, Susan Wayland,  Ancilia Tilia, Kay Morgan et les Miss Marquis France ?

Et que dire des soirées ? combien ont disparu, souvent à mon plus grand regret ou sont en voie de disparition, et il n'est pas certain que le Covid 19 n'ait raison des quelques-unes qui résistaient. Et que dire de toutes ces publications sur le latex devenues confidentielles et de ces photographes de ces créateurs? J'aurais l'occasion de revenir vers vous.

Peut-être, comme me le disait un ami fort averti, que le fétichisme de ces années 2000-2010 est moribond.

Mais mon propos d'aujourd'hui n’était pas dédié à cette nostalgie vieillotte, on a toujours tendance à penser que c’était mieux avant et souvent on fait erreur; je pense que le fétichisme se réinventera, il existe une relève il ne faut pas désespérer mais il y aura aussi un après-mars 2020.

Mes chers disparus vous êtes de ceux que j'ai croisés, en qui j'ai cru et si je n'ai aucune rancune je n'oublie rien et ce billet je te le dédie à toi mon "ami". S'il te prend la fantaisie de me lire je suis certain que tu te reconnaîtras.

Je me souviens de ton amitié chaleureuse lors d'une de ces soirées où je n'étais pas trop dans mon assiette; on y célébrait celle qui m'avait accompagné; que j'avais poussé sur le devant de la scène et qui me quittait. Nous avions passé du temps ensemble, sympathisé et j'avais un temps oublié ma peine.

Nous nous somme revus souvent, longtemps, soirées entre amis, soirées fetish privées, shooting, multiples rencontres.

J'aimais ces moments, même quand tu baisais les modèles avec lesquelles je faisais des photos, même quand tu débarquais avec ta moitié chez moi le moral en berne pour me parler de tes déboires sexuels et accessoirement photographiques avec tes modèles.

Tu  y trouvais les lits faits et la table mise, tu pouvais fumer mon tabac et  boire mon whisky . Je t'écoutais conter par le menu, comment celle-ci avait fini par écarter les jambes pour toi et ta femme et comment celle-là avait eu l'ingratitude de ne prendre cela que pour un jeu...

Et puis un jour tu m'as dit que tu ne souhaitais plus de cette amitié, car j'avais commis la faute de ne pas pouvoir t’héberger et te véhiculer gracieusement à une soirée parisienne pour laquelle tu avais fait l'avance des billets. La gratuité on s'y habitue vite et on oublie que certaines choses comme l'amitié n'ont pas de prix.

Tu fais partie de ce passé que je regarde sans trop de nostalgie, sans ressentiment et même avec une petite pointe d'ironie mais cela valait bien cet hommage avant de revenir à l'essentiel; le latex.

Pour illustrer ce billet j'ai choisi une image de la fin du Montréal Fetish Weekend de 2014. Pendant l'été la rue Sainte-Catherine se pare de guirlandes roses qui illustrent la liberté de mœurs et la fête qui anime cette belle ville. C'est toujours un pincement quand on la quitte et que les guirlandes de boules roses sont déposées comme après Noël et on se dit que peut-être on y reviendra même si rien ne sera pareil.

Quelques souvenirs de Berlin.



Comme il y a de fortes chances, ou malchances que le German Fetish Ball soit repoussé cette année pour la raison que tout le monde imagine, autant penser à l'année précédente.
J'avais promis de publier mes photos intégralement sur mon blog ne serait-ce que pour en garder le souvenir, je le ferais peut-être aussi rétrospectivement d'anciennes images à l'époque où j'étais sollicité (un peu) pour être devant l'objectif.

Ces images ont été prises dans notre hôtel Berlin Berlin en mai 2019. Les modèles sont Apoutine et Faceless Toff, une belle personne dont j'aurais très certainement l'occasion de reparler. Je voulais faire des images de ces ailes étonnantes qui me font penser à un certain poème de Baudelaire...

Les photos ne rendent jamais l'imaginaire que l'on souhaite, mais j'aime les créatures déchues qui succombent dans leurs tenues moulantes; cela a toujours été dans mon imaginaire, c'est finalement un fil conducteur de certaines des scènes que je tente avec plus ou moins de bonheur de restituer. Mais finalement cette série ne me déplaît pas.












Swip qui Brille contre Swoop qui Lustre; la guerre du lube est ouverte; une seule victime, l'intelligence.


C'est l'histoire romancée et  édifiante de commerçants en lube. Ça ne devrait intéresser personne sauf que c'est du lube; et pour ceux qui ne savent pas ce qu'est le lube; c'est le lubrifiant naturel du latex. Autrement dit, le lube c'est un peu le pétrole du fétichiste. Il fait briller le latex, il lui permet d'enfiler les tenues les plus improbables, il contribue à son entretien et à sa protection, il augmente le plaisir de porter du latex... Bref le must !

C'est un commerce de niche mais multiplié par le nombre de fétichistes, de soirées et de confectionneurs ça peut vite devenir intéressant.

C'est ce qu'a bien compris Swip qui Brille, fabricant allemand, "historique", de lube depuis 2004, d’après son site.
 Il a inventé une précieuse petite bouteille bleue transparente pour illustrer sa gamme, qui devint bien vite une référence. Dans le commerce le monopole c'est confortable et puis surtout, ça permet de pratiquer ses prix.
Le lubrifiant silicone au prix du Cristal de Roderer pour frotter du latex , miam !

Un jour, Swoop qui Lustre, lui aussi fabricant allemand, se dit qu'il pouvait trouver sa place.
Comme il était observateur et qu'il avait le sens des affaires et que Swip qui Brille roupillait, serein dans son jus; Swoop qui Lustre se rendit dans la même usine de gel de silicone et fit faire sa propre formule, puis il la vendit mais  moi chère et  plus glamour. Swoop qui Lustre savait qu'il devait aussi séduire les créateurs et les modèles. Il leur envoya alors les produits de sa gamme, avec générosité et créativité.

Swoop qui Lustre avait surtout une arme secrète; une petite lingette rose et noire; un coté pour nettoyer et un coté pour lustrer: magique ! Et dire que personne n'y avait pensé ...

Le succès fut vite au rendez-vous, soirées, publications, modèles on ne vit bientôt plus que Swoop qui Lustre. Et c'est alors que Swip qui Brille commençât à s’inquiéter, alarmé, on le comprend par la baisse de ses rentes.

Il entreprit alors de revoir sa gamme de produits, il fit plusieurs volumes de contenants, comme Swoop, il baissât ses prix, comme Swoop ( qui d'ailleurs les avait déjà augmenté); il créât aussi une jolie lingette lustrante, mais attention, elle a un côté bleu et un côté jaune, ça change tout...

Mais Swip qui Brille était un peu fâcheux, sans doute que la chute de son trône fut plus douloureuse que suspectée. Il s'en prit alors aux modèles qui avaient fait le choix de la concurrence, les vouant à toutes sortes de gémonies et, punition sans pareille; les priver de la grâce de ses "likes" sur leur page ou leur photo. Nul doute que les photographes qui oseraient associer leurs œuvres à Swoop qui lustre subiraient le même sort... Mais qui sait, Swoop qui Lustre pourrait riposter de même? La guerre est ouverte, comment finira-t-elle ? Sans doute avec des taches indélébiles jusqu'au plafond !

Conclusion; le lube c'est chouette mais le latex c'est quand même l'essentiel, et puis il y a du choix en modèles, créateurs, photographes...Vive la diversité !

Nota:

toute ressemblance avec des faits, des personnages réels ou ayant existé n'est peut-être pas une coïncidence.

Nota 2:

je n'ai aucune action ni chez Swip qui Brille, ni chez Swoop qui Lustre; aucun des deux ne m'a jamais rien offert ni même promis, et la concurrence ce n'est pas si mal.

Nota 3:

le silicone c'est un produit chimique assez ordinaire et peu cher, j'envisage la création de ma propre marque et j'ai un nom "Slurp qui Glisse", avec lingette transparente des deux côtés; une révolution.

Nota 4:

La photo qui illustre ce billet est réalisée avec du J-Lube ça brille, ça lustre et ça GLIIIISSSE, ( avec 30 euros on en fait 5 litres).


Google translate.


Swip who Shine versus Swoop who Luster; the war of the lube is open; only one victim, intelligence.

It is the fictionalized and uplifting story of traders in the lube. It shouldn't interest anyone except that it's lube; and for those who don't know what the lube is; it is the natural lubricant of latex. In other words, the lube is a bit like the oil of the fetishist. It makes the latex shine, it allows him to put on the most improbable outfits, he contributes to its maintenance and protection, it increases the pleasure of wearing latex ... In short the must!
It is a niche business but multiplied by the number of fetishists, parties and dressmakers it can quickly become interesting.
Swip who Shine, a "historic" German manufacturer of lube since 2004, has understood this, according to its website.
 He invented a precious little transparent blue bottle to illustrate his range, which quickly became a reference. In trade the monopoly is comfortable and above all, it allows you to practice your prices.
The silicone lubricant at the price of Cristal de Roderer to rub latex, yum!
One day, Swoop who Luster, also a German manufacturer, told himself that he could make a lube for latex or leather.
As he was an observer and he had a sense of business and that Swip who Shine was snoozing, serene in his juices; Swoop who Luster went to the same silicone gel factory and had his own formula made, then he sold it but I was expensive and more glamorous. Swoop who Luster knew that he also had to seduce creators and models. He then sent them the products of his range, with generosity and creativity.
Swoop who Luster also had a revolutionary idea; a small pink and black wipe; one side to clean and one side to polish: magic! And to think that nobody had thought of it ...
The success was lived at the rendezvous, parties, publications, models we soon saw more than Swoop which Chandelier. It was then that Swip who Shine began to worry, alarmed, it is understandable by the fall in his pensions.
He then undertook to review his range of products, he made several volumes of containers, like Swoop, he lowered his prices, like Swoop (which moreover had already increased them); he also created a pretty shiny wipe, but beware, it has a blue side and a yellow side, that changes everything ...
But Swip who Shine was a little annoying, no doubt that the fall of his throne was more painful than suspected. He then attacked the models who had chosen to compete, vowing them to all kinds of gémonies and, unparalleled punishment; deprive them of the grace of their "likes" on their page or their photo. No doubt the photographers who would dare to associate their works with Swoop which chandelier would suffer the same fate ... But who knows, Swoop who Luster could retaliate in the same way?
Conclusion; the lube is great but latex is still essential, and then there is a choice in models, creators, photographers ... Long live diversity!
Note:
any resemblance to facts, real or existing characters may not be a coincidence.
Note 2:
I have no action either at Swip who Shine, or at Swoop who Luster; neither of them has ever offered or promised anything to me, and the competition is not that bad.
Note 3:
silicone is a fairly ordinary and inexpensive chemical, I am considering the creation of my own brand Slurp who Slips, with transparent wipe on both sides; a revolution.
Note 4:
The photo that illustrates this post is made with J-Lube it shines, it lusters and it SLIIIPS, (with 30 euros we make 5 liters).




Fetish Lover Diary II


Au moment où je reprends le cours de ce blog pour évoquer ma passion fétichiste et donc pour parler à la première personne, ce qui est de nature à intéresser le moins possible mes éventuels lecteurs; je ne peux m’empêcher de songer à certaines inspirations.
Finalement elles pourraient assez facilement illustrer ce curieux paradoxe de l’écriture intime en période de trouble.
Pour l'une plutôt optimiste c'est la lecture du " Voyage autour de ma chambre" de Xavier de  Maistre, cet aristocrate du XVIIIe s’était vu infligé une peine d'emprisonnement de 42 jours pour duel. Il entreprit alors un voyage aussi savoureux qu'exotique, entre les rayons de ses livres, les paysages de ses gravures. Parfois un joli pied féminin apparaissait à une fenêtre et provoquait l'envol des fantasmes de l'auteur capable de décrire chaque courbe de cette jambe dans de voluptueuses pensées.

Et puis je pense à cette oeuvre plus contemporaine de Pascal Quignard, dont la lecture m'avait captivé il y a quelques années; "les tablettes de buis d'Apronenia Avitia". Ce livre est aussi un journal ou cette romaine ne parle que de choses "futiles", sa cuisine son jardin, des recettes de beauté, tandis qu'autour d'elle son monde, celui de la fin de l'Empire romain, s'effondre.

En toute modestie, je m'identifie bien à ces deux personnages, car écrire sur le fétichisme en ce moment, relève à la fois de l'inconscience ou de l'inconsistance. Au-dessus de nos têtes, tournoient les oiseaux de mauvais augure nous annoncent  la fin de ce monde pour une nouvelle période de chaos pire que tout ce que l'humanité aurait connu.

Si nos civilisations ne peuvent survivre à quelques semaines d'inactivité alors que pendant le siècle précédent nous avons connu deux guerres totales une épidémie plus violente encore et une crise économique, alors c'est qu'elle ne valait plus grand chose et que nous devons en imaginer une autre. Ce Journal n'est qu'un journal, il en a toutes les faiblesses et les légèretés.

Ce matin je pense que peut-être, dans quelques heures, pendant le répit que nous offre la sieste de notre fille, j'enfilerais cette nouvelle catsuit de chez Libidex. Elle est vert-bleu métallisée tirant plus sur le bleu. Elle est la tout prêt, posée sur une chaise elle a encore quelques traces du talc du fabricant. Cela fait quelques jours que j'attends ce moment, parfois je m'en saisis pour en respirer le parfum brut, pour en sentir la souplesse. J'ai hâte de me glisser à l'interieur pour m'y enfermer et laisser mon corps à sa merci. C'est une catsuit de bondage, avec des boucles, des liens, des zips, il y aussi une cagoule que j'ai achetée il y longtemps pour parachever les sensations d'abandon au plaisir...
Il y aura donc peut-être une suite à ce billet.


Google translate.

When I resume the course of this blog to evoke my fetishist passion and therefore to speak in the first person, which is likely to interest the least possible my possible readers; I can't help but think of some inspirations.
Finally, they could quite easily illustrate this curious paradox of private writing in times of trouble.
For a rather optimistic one, it is the reading of "Voyage autour de ma chambre" by Xavier de Maistre, this 18th century aristocrat was sentenced to 42 days imprisonment for dueling. He then embarked on a journey as tasty as exotic, between the shelves of his books, the landscapes of his engravings. Sometimes a pretty feminine foot appeared at a window and provoked the fantasies of the author capable of describing each curve of this leg in voluptuous thoughts.
And then I think of this more contemporary work by Pascal Quignard, whose reading had captivated me a few years ago; "Apronenia Avitia boxwood tablets". This book is also a newspaper where this Roman only talks about "futile" things, her cooking her garden, beauty recipes, while around her her world, that of the end of the Roman Empire, is collapse.
In all modesty, I identify well with these two characters, because writing about fetishism at the moment, is both unconscious or inconsistent. Above our heads, the ominous birds are spinning, announcing the end of this world for a new period of chaos worse than anything that humanity has ever known.
If our civilizations cannot survive a few weeks of inactivity whereas during the previous century we knew two total wars an even more violent epidemic and an economic crisis, then it is that it was not worth much and that we must imagine another. This Journal is only a newspaper, it has all its weaknesses and lightnesses.
This morning I think that maybe, in a few hours, during the respite offered by our daughter's nap, I would put on this new catsuit from Libidex. It is metallic blue-green with more blue tints. She is very ready, placed on a chair, she still has some traces of the manufacturer's talc. I've been waiting for this moment for a few days, sometimes I grab it to breathe the raw scent, to feel its suppleness. I can't wait to slide inside to lock myself in and leave my body at his mercy. It is a bondage catsuit, with buckles, ties, zips, there is also a hood that I bought a long time ago to complete the feelings of abandonment to pleasure ...
So there may be a follow-up to this post.

Ma vie confinée.


Et oui en avant-première je reprends le cours de ce blog que je m'efforcerais de nourrir autant que possible, non pas parce-qu’il faut occuper le temps mais bien parce-qu’il est bon de revenir à l'essentiel. Bien sur et avant tout ma famille et celle qui partage ma vie mais aussi ce qui la colore car ma vie c'est aussi cela autant que possible aussi longtemps que possible.
Cela n'est qu'un avant gout, il y aura bien d'autres choses moins personnelles vers un second tournant de ce journal.







Duo moins sage.

Seconde partie de mon duo; j'aime quand l'envie de faire des photos reviens et qu'elle accompagne mes fantasmes ceux qui me titillent et ceux que j'aime vire. Les idées me viennent nombreuses en ce moment; j'aimerais plus de photographies plus explicites sans jamais trop dévoiler ce que j'aime c'est la suggestion car pour moi le fétichisme du latex ce n'est pas que pour la galerie...








Mes envies. Duo sage

Revenir à l'écriture et retrouver un auditoire va être compliqué d'autant que beaucoup de choses changent .
Finalement dans un premier temps il m'a semblé que publier mes images pouvait être un commencement, après le soulagement de retouches longtemps attendues cela me donne le gout de nouvelles directions. Aujourd'hui se sont mes images mais rien ne m'interdira de publier d'anciennes images à l'époque où on me demandait de poser.
 Ce duo c'est ma compagne et moi et j'ai la chance de pouvoir montrer ce que j'aime être ( j'ai de la chance tout court de vivre avec elle ).
 Il y a ce qui est publiable partout il y a ce qui est plus fantasmagorique, ce que j'aime à voir, à montrer, à vivre.





<




Peut-on encore écrire sur le fétichisme ?

Pourquoi écrire en fait; pour moi toujours un exercice difficile, il faut du temps pour cela et surtout de la disposition d’esprit surtout de la disposition pour écrire sur quelques-chose qui en vaut encore la peine. Ecrire pour moi est une épreuve, comme si j'avais besoin d'une éclipse et les éclipses sont rares.
Pourtant alors même que j'allais jusqu’à envisager la surpression de ce blog en sommeil depuis très longtemps, plusieurs etincelles titillent mon envie de reprendre le cours de ce récit avec peut être quelques changements. J'ai vu et compris pas mal de choses depuis le temps et l'enthousiasme parfois laisse place à un certain réalisme. Le réalisme est aussi salutaire.

Ma compagne,si patiente et si merveilleuse est la première à m'avoir incité à reprendre le fil des mots; quelques lecteurs et amis aussi. Et puis un jour de juillet par une amie, une journaliste du journal Suisse  "Le Temps" me contacte pour une interview dans le cadre d'une série sur la sexualité. Journal sérieux que le temps et malgré mes réticences j'ai accepté cet entretien. J'en ai lu des interviews au sujet du fétichisme dans des magazines divers ou sur de chaines de télévision qui diffusent tardivement, c'est toujours un peu le même rituel; on y aborde seulement vaguement une forme de déviance qui intrigue ou qui amuse même, parfois avec condescendance à laquelle les intervenants se livrent peut être presque  malgré eux, dés lors que l'on parle d'eux.

N'ai-je pas toujours pensé que le fétichisme rime souvent avec exhibitionnisme et pas seulement du corps ?

Que dire d'autre alors qui n'a pas été dit mille fois sur la seconde peau, la transformation et tout le reste ...?

Et pourtant cette fois-ci tout était différent, un accueil simple presque intime sans affect ni jugement et surtout un travail sérieux et curieux des journalistes. Alors on se livre mieux sans trop de retenue et l'on se dit qu'il y a beaucoup à dire, bien au-delà du cadre des 30 minutes de l'exercice.
Cela donne cela et peut être une envie d'en dire et d'en écrire bien davantage...( j'ai même encore eu l'occasion de changer d'identité comme un caméléon).


https://player.pippa.io/brise-glace/episodes/ftichiste-du-latex

50 nuances plus mièvres .

Je suis allé voir il y a quelques jours au cinéma le second volet de cette "saga" qui a justifié tant de commentaires sarcastiques dans les milieux autorisés du BDSM averti des réseaux sociaux.

Je doit dire que je ne suis pas déçu car c'est exactement ce à quoi je m'attendais mais en pire...

Le premier volet était déjà gentil, au niveau d'une pseudo romance pour adolescentes émoustillées par les prestations vocales ou corporelles de nos bellâtres tatoués de la chanson française.

Mais là c'est un sommet, il n'y a pas de scénario, pas de tension, les acteurs sont plus plats et insipides que des assiettes de soupe à l'eau tiède et les fauteuils de la salle sont trop inconfortables pour espérer dormir un peu ...

Bon je suis injuste; il y a quand même eu de bons moments de rire; mais ils n’étaient sans doute pas prévus par le réalisateur, et c'est  les meilleurs!

Par exemple quand le bodybuildé Monsieur Grey au charisme d'un nuage de lait dans une tasse de thé, décide de donner quelques fessées sur le cul parfait et bien levé de sa partenaire...Une sorte de fou-rire s'est alors emparé de moi devant la violence de la scène ! On aurait pu aussi bien imaginer une nourrice tapotant le popotin d'un nourrisson...

Mais au moins sa partenaire est elle très réactive, tout comme lors des quelques scènes de sexe qui parsème le néant intersidéral de cette histoire pour en combler les vides béant. Un petit coup de langue, une petite boule de geisha, une petite caresse sur les chevilles et la voila qui monte au septième ciel ! Le transparent milliardaire  ne s’embarrasse pas de trop longs préliminaires, la demoiselle est chaude comme la braise mais il n'y a pas beaucoup d’étincelles.

Pourtant l'homme semble torturé par un passé improbable entre une pseudo soumise et une ancienne maîtresse jouée par Kim Basinger, qui doit se demander encore pourquoi elle à accepté de participer à ce chef d'oeuvre.

Quand je pense à cette actrice je me souvient du film " 9 semaines et demi" et comment dire... Je partage d'ailleurs ici une photo d'elle en latex qui fait partie de mon panthéon fantasmatique bien moins trompeur que l'affiche de ce "film".

Ah si quand même! Le monsieur à du beau "matos"; barres de contentions, menottes en cuir, fouet etc ; tout cela est de la très belle qualité et même presque luxueux, dont pourraient s'inspirer bien des pseudos maîtres ou maîtresses autorisés du milieu...

Enfin à l'intention des "puristes" qui ricanent du choix d'aller voir un tel film en disant; à quoi t'attendais-tu ou c’était couru d'avance...Je dirais d'abord qu'il faut toujours voir avant de juger  mais aussi que pour moi le BDSM est un peu plus subtil que d’écraser les parties d'un soumis avec des escarpins en skaï ou clouer sa soumise sur un croix de Saint-André; cela relève plus du mental , de la tension du désir toujours tendu et presque atteint,  de la suggestion du fantasmagorique du mystère aussi...
Bref de tout ce que Monsieur Grey n'atteint jamais mais aussi de ce qu'ignorent certains " professionnels" de la chose ...