Alexander Horn et moi .

Le 7 Août dernier disparaissait, fort jeune, Alexander Horn photographe marquant d'une scène fetish qui se réduit comme une peau de chagrin.

Ce billet est un peu prétentieux pour l'ajout de ce " et moi" car en fait je ne connaissais pas personnellement Alexander Horn; mais il a fait partie de ceux qui, par leurs images et ce qu’elles laissaient a imaginer m'ont poussé à découvrir ce monde. Avant d'oser participer à mes premières soirées et à voyager, ses photos étaient souvent une véritable source de fantasmes et de rêves.

Plus tard je l'ai croisé à plusieurs reprises au German Fetish Ball en 2009  et la dernière fois à l'Europerve d'Amsterdam en 2015 au bras d'une de ces modèles qu'il aimait photographier. Ce photographe comme beaucoup, manifestement fétichiste du latex, qu'il portait chaque fois n’était pas de ceux a photographier des hommes mais seulement de ces modèles féminines  plus "mode" mais j'ai longtemps rêvé d'un shoot avec lui , sans espoir...Depuis bien d'autres de mes rêves se sont réalisés et en dépit de l'incontestable qualité de ses photos je dois dire que je les trouve souvent un peu vieillies très "classiques"assez éloignées de ce que je souhaite réaliser, cependant elles existent encore comme le témoignage d'une scène fétichiste bien vivante et c'est toujours un plaisir de les revoir à l'occasion de ce petit billet d'hommage.

Car c'est bien un hommage que je veut rendre à cet "inconnu" qui a été un de mes inspirateurs et dont beaucoup de ses amis souligne aussi qu'il était un homme charmant accessible et généreux. Sa page Facebook est là comme si les choses perduraient encore, curieuse ironie du destin car finalement, passés les plaisirs instantanés, que laissons nous aux autres après nos brefs passages dans cette vie?

Il a encore aussi deux sites visibles sur internet , j'espère qu'ils le resteront longtemps.
Cette disparition cependant laisse un gout de nostalgie en cette année 2016 où le monde du fétichisme semble en plein bouleversement comme si une page se tournait, mais j'y reviendrais sans doute .

Je partage ici les liens des sites d'Alexander Horn à voir absolument...



http://www.alexanderhorn.com/index.html

          http://www.l-a-tex.de/web/e/main.html




Je croquerais bien encore la pomme.

Dans l'attente de retrouver celle qui rend ma vie plus belle, je partage quelques-unes de nos petites photos, prises assez artisanalement ce qui explique que la qualité en apparaîtra médiocre mais peu importe car finalement c'est la situation et l'idée qu'elles sous-tendent que nous aimons.
Nous nous habillons ainsi coté à cote nous préparons nos tableaux et nous tentons la pose à distance sans aucune certitude sur le cadrage, la lumière, la qualité du réglage et le risque du flou de mouvement. On se dit aussi que si la situation nous  inspire on pourra la retravailler avec un photographe et dans de bonnes conditions.

Et puis surtout on est tous les deux on s'amuse comme les  quelques photos "sages" de backstage le prouvent. Et puis parfois cela dégénère, tandis que je découvre les photos sur l'écran je la sens se glisser derrière mon dos , caresser mes cuisses et laisser sa main sur mon entrejambe et faire crisser le zip qui ne peut pas retenir mon émoi. Tandis que je me retourne je découvre en frissonnant de désir, qu'elle à déja ouvert le sien...Je la saisi alors et l'allonge sur la parquet dont j'ignore la dureté . Je n'oublie jamais ces deuxième parties de shooting "entre nous" Ils provoquent toujours chez moi autant de sensations comme si je pouvais les revivre à chaque instant .







 


Illusions.

La lumière de ce matin traversait les persiennes des volets clos de la chambre l'éclairant d'une lumière diffuse. Tandis que je tournais la tête, je regardais avec envie la catsuit couleur chocolat qui luisait pendue au portique comme une peau souple. Il me sembla alors que son torse se soulevait doucement comme s'il elle respirait, parcourue d'une vie propre qui m'invitait au rêve.
Elle était neuve, je ne l'avais porté qu'une fois pour un weekend fetish entre amis et j'en avais apprécié la coupe parfaite et la finesse de la matière qui accentuait toutes les sensations du toucher au point que je l'ai gardé comme collé à ma peau une partie de la nuit qui avait suivit.
Mon amour dormait encore mais je fut saisi de l’irrépressible envie de me saisir de la combinaison et de me glisser à l’intérieur de son enveloppe, sans un bruit pour accentuer alors davantage l'excitation qui me faisait frissonner.

Je me souvint alors de ce qu'elle m'avait dit; " tu peux mettre cette tenue quand tu veux mais souviens toi que moi seule déciderais quand tu pourras l'enlever, fais ton choix et assume ! "

Elle dormait encore profondément, il était tôt et je me dis que je pouvais me lever doucement, décrocher le latex du cintre et m'en revêtir dans la salle de bain puis me glisser dans le lit prés d'elle et attendre sa réaction, on verrait bien .

Je sentirais sa main au hasard me cherchant dans les draps et sursautant légèrement à la surprise de ce toucher inattendu, ses doigts chauds caressant mon torse, glissant le long de mes cuisses, se refermant vivement sur mon sexe déjà dressé dans le latex. Elle plaquerait ses seins sur ma poitrine au moment de se lever et toute la chaleur de son corps m'envahirait de désir dans une première étreinte .

Peut être m'inviterait elle au bain, je me loverais derrière elle tandis que l'eau tiède coulerait sur nos corps enlacés jusqu'à ce qu'elle décide de libérer la fureur de mon désir.
Peut être déciderait elle de me laisser encore de longues heures dans mon armure de plastique souple et luisante, titillant parfois mes fantasmes d'un regard, d'un caresse ou d'une contrainte puis faisant mine de les ignorer pour augmenter en moi encore la tension de mes convoitises jusqu’à ce que je la supplie de me libérer et d'exhaler mes vœux  .  Elle pourrait jouer longtemps à ce délicieux supplice.
Peut être alors finirait elle par choisir de se vêtir à son tour d'une robe ou d'une catsuit et me dévêtirait pour se livrer enfin à moi dans l'exacerbation de ma concupiscence .

Je me retournait dans le lit elle n'avait pas bougé si ce n'est le souffle régulier de sa respiration qui soulevait son beau corps nu lové dans les draps noirs; on était encore aux premières lueurs du matin.




Le plaisir du latex frais !!

Je crois qu'aucun fétichiste du latex ne pourra me démentir sérieusement, à cette forme d'excitation particulière que l'on éprouve à la réception d'un colis de latex.
Même si maintenant je commande moins pour moi, le plaisir reste intact. En général pour moi c'est lorsque que j'attends une catsuit, comme cette nouveauté de chez Libidex de la belle couleur "pewter métallique" . Je reconnais le contenu rien qu'à la forme du paquet sans même l'ouvrir et mon imagination alors fait le reste. Malgré ma hâte j'aime à faire durer ce plaisir, je pose le paquet sur une table le temps de reposer mon manteau et de me mettre en situation d'en savourer l'instant . Alors j'ouvre les enveloppes successives de carton et de film bulle jusqu’à la dernière couche de papier de soie qui se déchire sans résistance.

Le latex frais encore voilée d'une fine couche de tact glisse mollement comme un serpent vide qui sortirait d'un œuf mou et blanchâtre, il luit doucement au moindre de reflet de lumière, il bruisse et colle déjà à la peau qu'il appelle. Je le caresse comme par distraction . Je le déplie et en ouvre le zip comme un rituel, je retiens mon imagination.

Aujourd'hui c'est mon amie qui a ouvert le paquet devant moi avec une sorte de petit regard espiègle. Comment ne pas se laisser divaguer à enfiler lentement l'enveloppe de latex sur son corps nu devant elle, à laisser ses mains chaudes en caresser les reflets et les courbes et laisser encore voguer la volupté de la tentation, subtil mélange d’impatience et d'attente, de réalités  ou de chimères !!

Torture Garden Genève 26 Mars 2016 .

Curieuse envie que celle d’écrire au sujet d'une soirée selon une thématique que j'avais abandonné depuis bien longtemps. Mais peut être que cette soirée le méritait après tout ; et peut être est ce une certaine forme de lassitude mais les bonnes soirées fétish, où l'on s'amuse vraiment et sans trop d'artifice sont suffisamment rares pour qu'on les encourage.

Pourtant tout n'était pas parti pour le mieux, cette seconde édition de la TG de Genève succède (c'est l'évidence) à une première édition qui au dires de certaines connaissances( je n'était pas présent) n'était pas des plus enthousiasmante; lieux inadaptés, public mixte fétish-non fétish, ambiance de plomb ... Rien d'encourageant.

Force est de constater que des leçons en ont été tirées pour cette seconde édition.

Quelques bémols cependant car ceux -ci pourraient être corrigés aisément.

 Le lieu dans la banlieue de Genève fut particulièrement difficile a trouver, les indications sur le site très médiocres et heureusement nous avons pu trouver quelques couples qui erraient comme nous sur un vaste parking ; a plusieurs les recherches sont plus faciles .
Il est aussi dommage que les billets ne soient pas en vente directement par l’intermédiaire du site Torture Garden, il faut acheter ses billets en ligne par un site suisse, c'est assez facile mais le lien n'est pas évident.
La salle: un constat beaucoup trop petite ! Certes sympathique avec son espace mezzanine mais nous annoncer à notre arrivée que le vestiaire est déjà plein pose un petit souci . En outre si la salle elle même est de bonne dimension, l'installation de l'estrade pour les show en partie centrale a pour conséquence de limiter les espaces pour le public. Pas de place pour s’asseoir, ce n'est pas le plus grave mais j'ai eu la désagréable sensation d’être bousculé toute la soirée.

Enfin un problème d'organisation qui aurait pu avoir des conséquences fâcheuses en fin de soirée.
Il est fort dommage que l'estrade des shows ait été laissée en place à la fin de ceux-ci. En effet immanquablement le public y accède ne serait-ce que pour danser dans une atmosphère qui était de plus en plus chaleureuse. Une certaine excitation aidant l'un des participant chutait sérieusement ce qui provoquait un certain émoi , puis l'arrivée des secours, l'interruption de la soirée pour ne pas dire sa fin prématurée... Il était tard, la chute n’était semble t'il pas grave mais tout était retombé...Quand on constatait avec qu'elle vitesse l'estrade fut enlevée à la suite de cet incident on ne peux que regretter que cela ne fut pas décidé plus tôt.

Les points forts; ils sont de loin les plus nombreux !

Un dress code plutôt bien respecté et la volonté bien affichée des organisateurs ne ne faire rentrer que des looks fétish; même si certains semblent être passés entre les mailles on ne peux que se féliciter de cette volonté. De fait il faut admettre que beaucoup de participants avaient fait un réel effort.

Autre bon point, l'accueil lui même, plutôt très sympathique que ce soit à l'entrée au vestiaire ou au bar mais aussi parmi le public. Le maître de cérémonie lui-même ( je ne me souviens plus de son nom) était parfait pour donner le ton à l'ambiance générale.

En dépit de sa dimension la salle était plutôt chaleureuse, on peut noter qu'il était bien prévu un petit coin câlins assez sympa, un bel espace fumeurs .

Quelques shows étaient prévus de bonne qualité et une excellente musique avec aux manettes Monsieur David Wood en personne !

Mais enfin et c'est l'essentiel une ambiance particulièrement chaleureuse ! Certes pouvoir aller en couple à ce genre de soirée favorise grandement la montée de sève; mais dans l'ambiance électrique de la soirée quel plaisir ! Une fois de plus cela est la preuve qu'une bonne soirée fétish ne tient pas à la présence convenue de certaines étincelles du milieu soit performeurs soit modèles mais seulement à la volonté du public de s'amuser sans autre prétention et cela à été une réussite parfaite.

J'en rapporte un joli souvenir photographique et l'envie certainement d'y revenir !


Fantasmes.

Que de temps passé avant de redonner une ligne à ce blog , il n'y a qu'une raison à cela la passion qui s'éteignait et la passion qui est revenue aussi inattendue que franche claire et lumineuse. Plus de cette passion finalement destructrice faite de mensonges de frustrations de non-dits pour finalement aboutir à une chute inévitable.
La vie réserve parfois aussi des bonnes surprises et celle que je vis depuis prés de trois mois est sans doute la plus précieuse et inouïe, elle me redonne le gout de cette passion qui a animée mon premier billet et les suivants et me donne a rêver et à recréer. A vous de trouver ce qui est la part du fantasme ou de la réalité, tout est possible .

Je devais la chercher ce soir à la gare et pour augmenter encore la tension de l'attente elle me suggéra un petit jeu .  Je devait m'habiller en latex elle m’autorisât seulement de porter un manteau mais rien d'autres mais je devais avoir des gants et une cagoule dans la poche pour la porter une fois dans la voiture. Les consignes étaient strictes en aucun cas je ne devais quitter le volant des mains pendant tout le trajet du retour, seulement la laisser faire ce qu'elle voudrait selon ses envies et sa fantaisie.
Je resterais ainsi tout le reste de la soirée le temps de son bain , le temps d'un verre en tête à tête jusqu’à ce qu'elle décide de libérer mon impatience jusqu'à en sentir la tension extrême de mes envies jusqu'à ce que mon désir ne puisse plus se contenir .

Je devrais rester ainsi à sa merci jusqu'au matin mais à sa disposition toute la nuit entre deux sommeils jusqu’à ce qu'elle décide de faire glisser le zip de la catsuit le long de mon dos le plus tard possible .

Ecrire...

Curieuse chose qu'est la vie au moment où je retrouve le chemin de ce journal depuis un an sans y avoir rien écrit, tant de choses s'étaient passées avant et tant de choses ce sont passées depuis pourtant, si ce n'est le temps de la sagesse c'est au moins celui de l'apaisement . L'écriture est en moi toujours , elle est mon quotidien comme elle l'a été dans les moments de ma tourmente intérieure; elle le reste dans ces moments de paix mais aussi de vide et la seule chose qui vaille finalement. 
Je ne regrette rien et je regrette tout , sauf ce que j'ai vécu de beau et sans attendre rien de demain et sans désespérer de demain par je ne sais quel est ce comique optimisme qui est toujours en moi. 
Je pensais depuis plusieurs jours à ce curieux livre de Pascal Quignard "Les tablettes de buis d'Apronenia Avitia". Il s'agit d'un journal anodin d'une noble romaine du quatrième siècle, qui ne semble vivre que par son quotidien; son argent, ses plaisirs, ses repas son sexe, alors que l'Empire Romain s’effondre autour d'elle sous le coups des barbares.
Il y a bien des parallèles que je pourrais faire avec notre vie, avec ma vie, en ce moment troublé et alors que tant de choses si importantes bourdonnent autour de moi, je me sens comme flotter dans une sorte de futilité à la fois puérile et salvatrice. 
Je ne suis pas guéri de la soif de découvrir qui m'a hantée dés que j'ai décidé d'ouvrir ce journal, je reste presque le même sans être dupe de ces futilités je les prends pour moi . 
Beaucoup de ce que je vois maintenant me fais sourire, les amitiés factices, les besoins de circonstance, l'agitation démesurée que nous procure ce souci exacerbé d'exister, d’être vu, d’être admiré. Je me suis laissé prendre à ce piège, volontairement et consciemment comme pour passer le temps et combler le vide de ce qui manque de ce qui est essentiel; partager à deux le lourd et doux chemin de notre humanité.
Je croyais que ce monde que j'ai voulu traverser dans ce blog était diffèrent du monde ordinaire; il n'en est rien il peut être aussi décevant qu'enthousiasmant. Et pourtant j'y ai trouvé aussi des trésors, si certains se sont enfuis ils restent en moi; il est donné à peu d'hommes de vivre ses passions et certains de ses fantasmes.

J'ai longtemps pensé que je devait supprimer ce journal comme beaucoup de choses que j'avais alors entrepris; mais je crois que je vais poursuivre. Je ne crois plus aux étoiles, je continue seulement à marcher sous le ciel qu'il y ait le soleil ou l'orage.
Et je pense à cette belle phrase de Pablo Neruda; " Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour,celui qui ne prend pas de risque pour réaliser ses rêves , celui qui, pas une seule fois dans sa vie n'a fuit les conseils sensés. Vis maintenant. Risque-toi aujourd'hui..."

 

Envie de Londres !

C'est toujours un plaisir de redécouvrir des photos et celui de ce shooting avec mon ami Gaëlle Lagalle en décembre 2013 peu de temps avant Noël, n'est pas le moindre.
Il y a presque un an déjà j'en conserve plusieurs souvenirs , celui d'avoir été transis de froid d'abord au point d'avoir cru mourir gelé ; et oui le latex n'a aucune propriété thermique ; celui aussi de l'amusement provoqué dans cette ville qui ne se blase jamais de rien. Celui surtout d'un excellent moment à une époque de ma vie traversée de doutes et de douleurs ...
J'aime particulièrement deux images celle partagée avec ces respectables dames de la "National Association of Flower Arrengement Societies" qui ne se sont pas fait priées pour poser avec nous et ce duo dans une ruelle de Londres comme deux créatures de Whitechapel ...

Un grand merci à Arcade Sin le Photographe et Gaëlle bien sur qui pour l'occasion m'a prêté son fabuleux masque de doberman.






Toujours contagieux ...

La réduction de mon activité sur certains site sociaux qui favorisent les  mauvaises intentions de ceux qui font si peu; n'implique pas la réduction de mon activité passionnelle dont je témoigne ici et sur Fetlife .
Ce dernier weekend aura en effet été marqué par une découverte celle d'un photographe enthousiaste mais qui n'avait jamais abordé le monde du fétichisme et celle d'une charmante jeune modèle qui en ignorait tout.
La découverte à été simple et légère et quand je vois le résultat je me dit qu'avec moi la maladie du heavy rubber est hautement contagieuse et pour le meilleur ! Cet aperçu je l'espère en témoignera le reste viendra bientôt .



Un grand merci à Jack Lemarchal et à ma partenaire du jour qui a su résister aussi au froid du latex en extérieur ; la charmante Émeline.

Souvenirs, souvenirs...

Je range des photos et je retrouve avec plaisir ces images que nous avions réalisées avec Amaury Grisel et Winnie Oo à une autre époque. Je les redécouvre sans nostalgie et en appréciant toujours autant le talent de leur auteur et je me dis que chacun de ses  photoshooting est une nouvelle histoire et une nouvelle aventure, vivement que cela recommence bientôt...